Centre Culturel AnimA

Projet


Vous trouverez dans cet article quelques précisions sur notre PROJET...
Les principes
La manière
L'éducation artistique au cœur de notre projet
Les modalités
Les moyens
Les contenus

       Formation
       Diffusion
       Création
       Renouveau et élargissement des publics


« Anima », association loi 1901, a été fondée en 1992 à Prunelli di Fium’Orbu pour promouvoir la culture sous toutes ses formes.

L’association de bénévoles amateurs (et militants !) des débuts a beaucoup évolué, mais en s’attachant à conserver un engagement vivant de ses 40 membres, regroupés autour d’un projet régulièrement actualisé, mis en œuvre aujourd’hui par une équipe de 14 salariés et 40 bénévoles !

Anima s’est souvent définie comme une « épicerie culturelle de village », un lieu où, dans leur diversité, les habitants doivent pouvoir trouver le nécessaire, voire un peu plus, mais aussi un lieu où l’on se rencontre.

La réalité de la Plaine Orientale d’aujourd’hui est bien éloignée de l’imagerie villageoise : il y a plus de supermarchés que d’épiceries et la diversité des habitants évolue vers l’indifférence, voire un certain communautarisme. Anima y reste un lieu privilégié de rencontre, de mélange et d’échange, plus qu’un lieu de consommation culturelle, et veut conserver cette dimension. 

L’association est affiliée à la Fédération Française de l'Enseignement Musical (FFEM), agréée par le ministère de la Jeunesse et des Sports comme « association de jeunesse et d'éducation populaire » et par le ministère de l’Education Nationale comme « association éducative complémentaire de l’enseignement public ». Elle est adhérente au réseau « Le Chaînon Manquant » et à l’association « Le RéZo ». Son directeur est Titulaire des licences d’entrepreneur de spectacle cat. 1, 2 et 3.

Les principes

Les principes « philosophiques » et les bases du projet artistique et culturel se sont affirmés au fil du temps, croisant la réflexion sur les valeurs et la pratique du terrain, et s’incarnent dans deux relations essentielles :
-           la relation avec un territoire, celui de la Plaine Orientale ;
-           la relation avec les artistes.
 
Le projet d’Anima est guidé par la conviction que l’accès aux créations artistiques participe à la constitution de la personne humaine et est essentiel à la production d’un monde commun.
L’accès aux créations artistiques ouvre en chacun un espace critique en développant l’intelligence sensible et créatrice, en élargissant une sensibilité non soumise au primat de l’émotion immédiate, en exerçant l’expression et le jugement critique et esthétique. Il permet à chaque individu de construire sa singularité en questionnant les déterminismes de son environnement, en accroissant sa liberté et ses possibilités de choix pour ses appartenances et son identité. Il tisse avec la vie et le monde un réseau de connivences, élargit la question du sens par l’apport de l’imaginaire et la diversité des représentations, nourrit la rencontre, l’échange, la confrontation des points de vue et le partage : le lien
 
La manière

En cohérence avec ce qui précède, dans notre mode de fonctionnement interne, dans nos relations avec les artistes, les publics et les autres acteurs culturels, nous nous soucierons de traduire en actes les valeurs de la laïcité, de la solidarité, de la coopération et de l’équité, notamment par la mise en place de processus démocratiques participatifs.
 
Face à la marchandisation de la production artistique, la confusion entre une œuvre et un produit, entre culture et loisir, il nous semble important de défendre d’autres logiques, visant une éducation qui transforme le rapport à soi, aux autres et au monde par une lente maturation.
 
Dans cette démarche, l’existence de politiques publiques de la culture et le soutien des collectivités sont déterminants.
 
L’éducation artistique au cœur de notre projet
 
L’éducation artistique est au cœur de notre projet, conjuguant nécessairement 3 expériences qui se nourrissent mutuellement : la fréquentation des œuvres, la pratique d’un art et la rencontre avec les artistes.

- La fréquentation des œuvres doit se faire dans la régularité et la durée. Elle respecte la diversité des formes artistiques et cherche à établir des liens entre ces expressions. Elle peut être soutenue par un accompagnement de la part des artistes, des enseignants ou des formateurs de l'association. Elle est suivie d'échanges le plus souvent possible.

- La pratique artistique (de la sensibilisation, à l'atelier régulier et au cours particulier) associe l'expérimentation à la participation à des projets de création. L'accent est mis sur la démarche autant que sur le résultat, l’enjeu étant de construire du sens et des savoirs tout en transmettant des techniques. Les artistes invités par le centre culturel sont incités à s'impliquer dans des actions de formation.

- La rencontre avec les professionnels (artistes, techniciens et artisans) permet au public d'appréhender la création et les œuvres comme un travail et d'en élargir la compréhension. Cet échange permet également aux professionnels de mieux connaître la perception et l'impact de leur travail.
 
Les modalités
 
Dans toutes ces actions, ANIMA veille à la qualité de l'accueil et de l'accompagnement des participants. Une attention particulière est portée au jeune public, aux adolescents, aux familles défavorisées et aux populations issues de l'immigration. Si cette préoccupation peut se traduire ponctuellement par des actions ciblées, elle a toujours pour finalité la mixité des publics et la démocratisation des arts et de la culture.
La construction d'un cadre éducatif partagé concerne tous les professionnels et les acteurs des métiers de l'éducation, des arts et de la culture comme tous les responsables et les élus des politiques publiques de l’État et des collectivités territoriales. Elle se fait à travers des partenariats de projets, qui permettent de vivre une expérience humaine et collective, visant un engagement de réalisation, de transmission et de partage, tout en acceptant une traversée des incertitudes formatrice en soi. Ces partenariats s’appuient sur des soutiens réciproques et équilibrés et cherchent à réduire les réflexes concurrentiels.
 
Les moyens
 
- Une diversité des actions (formation, diffusion, actions scolaires, création…), déclinées et croisées largement (musique, théâtre, danse, arts plastiques, arts de la rue, cinéma, conférences, expositions, résidences…), qui ont élargi les publics du centre culturel et favorisé « mécaniquement » les mélanges.
- Une attention portée à la forme et aux prolongements possibles de chaque action, qui privilégie les occasions de rencontres, d’échanges, de convivialité.
- La place importante accordée aux artistes « émergents » et les nombreuses interventions « hors les murs », qui sont propices à des relations simples et décomplexées avec les expressions artistiques.
- Un positionnement actif dans une médiation culturelle de territoire, qui vise la population dans son ensemble, les publics, les élèves, le monde associatif, les collectivités locales…

Avec les artistes, les faiblesses apparentes du centre culturel ont souvent favorisé des relations plus fortes :
- Une programmation longtemps consacrée quasi-exclusivement aux artistes insulaires et aux projets en recherche de reconnaissance.
- Le désir de compenser la faiblesse des moyens par la qualité de l’accueil.
- La disponibilité des lieux et des personnes pour les résidences de création.
- L’éloignement géographique et… des séjours sur place plus longs, des occasions de rencontres plus nombreuses, une envie de « profiter » de la présence des artistes au-delà d’un spectacle « sec » !

Les contenus
 
Formation :
 
L’association souhaite offrir à la population de la Plaine Orientale, enfants ou adultes, des possibilités d’initiation et de perfectionnement à différentes pratiques artistiques (musique, théâtre, nouveau cirque, arts plastiques…). Dans les stages, actions de sensibilisation, ateliers réguliers, cours particuliers, l’accent sera mis sur la démarche autant que sur le résultat, sur la construction du sens et des savoirs autant que sur la transmission de techniques. Seront privilégiés les projets collectifs, dans un esprit d’échanges, de rencontres et d’ouverture.
 
L’association entend également réfléchir à la structuration de son offre pédagogique en concertation avec les autres écoles associatives insulaires (association Scola in Festa de Penta-di-Casinca, association Una Volta de Bastia, association « a scola di Zia Pepa » de Sainte-Lucie de Porto-Vecchio…) ainsi qu’avec les structures régionales investies dans l’éducation culturelle que sont le Conservatoire de Corse Henri Tomasi et le Centre d’art polyphonique dans la double optique d’une mutualisation de l’emploi avec ces structures et de la mise en place de projets communs (formation, orchestre régional, échanges, évaluation, stages…).

Diffusion :

L’association souhaite offrir au public le plus large possible du territoire de la communauté de communes du Fium’Orbu Castellu et au-delà, un accès facilité aux œuvres issues de toutes les disciplines artistiques (cinéma, spectacle vivant, arts plastiques…) ancrées dans une démarche de création et concourant à la diversité culturelle. Dans ce cadre, elle entend porter une attention particulière à l’émergence artistique afin de donner la chance à de jeunes créateurs d’intégrer les réseaux professionnels de diffusion artistique. Elle souhaite ainsi travailler à la constitution de réseaux régionaux et interrégionaux d’échanges culturels, tout en promouvant la création insulaire.
 
Elle poursuivra l’organisation de spectacles « hors les murs » dans un souci de proximité et de rencontre de nouveaux publics.
Une partie de sa programmation donnera lieu à des actions spécifiques à destination du public scolaire.
Une place sera faite aux amateurs dans la perspective d’un approfondissement de leur pratique.
 
Création :
 
L’association Anima entend se donner les moyens de jouer le rôle d’un véritable producteur d’œuvres originales créées par des artistes professionnels à l’occasion de résidences et de cartes blanches. L’association souhaite pouvoir monter de véritables coproductions en associant les principaux partenaires culturels de l’île (les centres culturels conventionnés, les théâtres municipaux…), et en inscrivant son action en partenariat avec des structures nationales, voire internationales. Dans ce cadre, elle entend porter une attention particulière à l’émergence artistique afin de donner la chance à de jeunes créateurs d’intégrer les réseaux professionnels de diffusion artistique. Une attention particulière sera portée à la création insulaire, notamment dans les domaines de la musique, du théâtre et des arts du cirque et de la rue.
 
Renouveau et élargissement des publics :
 
L’association ira à la rencontre de nouveaux publics, en particulier ceux qui sont éloignés des pratiques culturelles, en mettant en œuvre un travail de médiation et en organisant des interventions ponctuelles à l’extérieur des locaux. L’association travaillera à des partenariats avec les établissements scolaires. Enfin, l’association entend poursuivre une politique tarifaire qui ne soit pas de nature à exclure les familles qui ne disposent pas de revenus suffisants pour s’acquitter des frais d’inscription. Dans ce cadre, elle s’engage à travailler en lien avec les structures publiques d’aide à l’insertion ainsi qu’avec les dispositifs de soutien à la pratique artistique (Pass Cultura, quotient familial…).