Centre Culturel AnimA

Mercredi 31 octobre à partir de 19h : Soirée double CinémAnima avec "Woman at war" et "Les frères Sisters"


Mercredi 31 octobre, cinéma l'Excelsior d'Abbazia (Prunelli di Fium'Orbu). 1ere séance à 19h, 2e séance à 21h30.

Rendez-vous le mercredi 31 octobre à partir de 19h au cinéma l'Excelsior d'Abbazia pour la traditionnelle soirée double CinémAnima d'automne !

Au programme de la soirée :

* Un premier film à 19h "Woman at war" (de Benedikt Erlingsson) qui vous fera plonger dans une ambiance islandaise sous les aurores boréales ! La projection se fera en partenariat avec "L'associu Corsica / Islanda" et nous aurons le plaisir d'accueillir les intervenants Gudrùn-Anna Mathiasdotir et son mari Raphaël Leroux, ainsi que Marion et Anne-Lise Herrera.

* Un buffet islandais sur réservation sera proposé à 20h45 (sur inscription
).

* Puis la soirée se poursuivra à 21h30 avec un second film qui nous plongera dans un tout autre monde; celui du far west avec le film "Les frères Sisters" (de Jacques Audiard). 

Première séance à 19h : "Woman at war" de Benedikt Erlingsson 
1h40, sortie juillet 2018. Action, thriller. Film islandais, français, ukrainien
Avec Halldora Geirharthsdottir, Johann Sigurtharson, Juan Camillo Roman Estrada. 

Avec la présence de Gudrùn-Anna Mathiasdotir et son mari Raphaël Leroux, ainsi que Marion et Anne-Lise Herrera​

"Contre une usine d’aluminium qui pollue et enlaidit son Islande adorée, elle part en guerre, un arc à la main… Et, après avoir dézingué des lignes à haute tension, elle change de tenue et réapparaît en professeure de chant ! Le point d’exclamation s’impose pour décrire Woman at war,incroyable film qui tient de la comédie comme de la fable philosophique, d’emblée séduisant mais volontiers déroutant. En plus d’avoir deux vies, l’une très aventureuse et l’autre très sage, la guerrière Halla a en effet une sœur jumelle, avec qui on la confond forcément car elle est interprétée par la même actrice, la stupéfiante Halldóra Geirharosdóttir.

Après le curieux Des chevaux et des hommes (2013), le réalisateur Benedikt Erlingsson confirme son plaisir à étonner le spectateur. Avec une liberté de rebelle, il multiplie les idées excentriques (comme cet orchestre qu’on voit régulièrement jouer la musique du film au beau milieu du plan), en tirant un divertissement généreux, rassembleur. Un mélange à l’image de Halla, activiste radicale côté pile et amusante Fantômette côté face. Si elle semble parfois un peu irréelle, comme une version décalée du superhéros chargé de sauvé la planète, elle apparaît très physique dans une scène impressionnante qui la montre creusant la terre et plongeant dans l’eau glacée, pour échapper à la police. Et si le discours sur l’écologie semble un temps dépassé par la fantaisie omniprésente, il revient en force dans la scène finale, sur fond de changement climatique. Cette manière à la fois très réfléchie et très joueuse de faire du cinéma a un charme fou."
(Frédéric Strauss, pour Télérama). 

Seconde séance à 21h30 : "Les frères Sisters" de Jacques Audiard
1h27, sortie septembre 2018. Western, film français. 
Avec Joaquin Phoenix, John C. Reilly, Jake Gyllenhaal


Charlie et Eli Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels, celui d'innocents... Ils n'éprouvent aucun état d'âme à tuer. C'est leur métier. Charlie, le cadet, est né pour ça. Eli, lui, ne rêve que d'une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour rechercher et tuer un homme. De l'Oregon à la Californie, une traque implacable commence, un parcours initiatique qui va éprouver ce lien fou qui les unit. Un chemin vers leur humanité ?

"Opérant une sorte de synthèse de ses interrogation sur la virilité, à travers un western psychologique et sombre, Audiard revient à son meilleur, avec un film à la fois complexe (par ses divers niveaux de lecture) et évident (par sa dimension de “pur cinéma”).
Il est étonnant qu’un projet au départ si peu personnel (il s’agit d’une adaptation, dont l’initiative revient à John C. Reilly et à son épouse, la productrice Alison Dickey) devienne à l’arrivée un film aussi signé. En effet, cette première expérience américaine de Jacques Audiard, loin d’être une fugue dans les contrées récréatives de l’exercice de style, marque un retour du cinéaste aux fondamentaux de son cinéma, qu’il condense et harmonise en une brillante synthèse. Tout en traversant, sans se laisser griser ou impressionner, les différentes figures imposées du western – coups de feu dans la grande rue, étape au saloon, conversation devant le feu de camp… – Audiard tisse un récit en forme de cauchemar : une traversée de l’enfer de la virilité (où même les femmes sont des hommes…) avant retour au ventre maternel. Le thème du père, qui hantait tout le début de sa filmographie, revient en force. La première partie, mettant en parallèle les voyages de deux binômes se courant après, s’impose comme une relecture de Regarde les hommes tomber (titre qui aurait d’ailleurs pu valoir pour ce film, même si l’ironique Frères Sisters n’est pas mal non plus…). Western aux résonances psychanalytiques, le film couche aussi le capitalisme américain sur le divan, en remontant à ses origines et en condensant, dans une séquence en forme de parabole, le scénario névrotique de ses dérives actuelles : compromission, vertige suicidaire du “toujours plus”, pollution… Riche de sens, le film n’est pour autant jamais didactique et sait tout du long conserver une part de mystère, qu’entretient la réalisation. En effet, dès les premiers plans, on sent chez Audiard un appétit de mise en scène, une aptitude renouvelée à trouver des solutions pour mettre les idées en images sans céder aux évidences."
(N.M. pour Les Fiches du Cinéma)
 

 


Tarif par séance : 8 € (tarif octave : 1 case soit 6.25 €)
Renseignement au 04 95 56 26 67 ou par mail ICI
Réservation en ligne ICI

Pascal AnimA