Mercredi 19 mai à 18h00 // CinémAnima // Josep

*Réservation et port du masque obligatoires

Pour cette réouverture des salles de spectacle et de cinéma, le Centre Culturel AnimA a le plaisir de vous proposer la projection du film d’animation “Josep” de Aurel. Un film à voir le mercredi 19 mai à 18h au cinéma l’Excelsior d’Abbazia.

 

JOSEP. 1h11. Film d’animation.

De Aurel.

Par Jean-Louis Milesi

Avec Sergi López, David Marsais, Silvia Pérez Cruz.

 

Février 1939. Submergé par le flot de Républicains fuyant la dictature franquiste, le gouvernement français les parque dans des camps. Deux hommes séparés par les barbelés vont se lier d’amitié. L’un est gendarme, l’autre est dessinateur. De Barcelone à New York, l’histoire vraie de Josep Bartolí, combattant antifranquiste et artiste d’exception.

 

Aurélien Froment (alias Aurel) est dessinateur de presse (Le Monde, Le Canard Enchaîné). Pour son premier long-métrage, un film d’animation qui bénéficie du label Cannes 2020, il s’est intéressé à la vie de l’artiste Josep Bartoli (1910 – 1995), lui-même dessinateur. Cet anti-franquiste en exil (dont Sergi López incarne la voix), fuyant l’arrivée de Franco au pouvoir, espérait trouver en France la paix, mais il fut, comme ses camarades, maltraité dans des camps. Cet exode douloureux est appelé « La Retirada » (la retraite). Le premier intérêt du film est de nous informer avec précision sur un pan de l’histoire méconnu, qui déshonore une certaine France. Mais l’émotion générée par le film provient surtout de la dimension intime associée à cet aspect historique. Le récit est relaté à travers les souvenirs d’un vieil homme, Serge (voix de Bruno Solo), que l’on découvre allongé, fatigué, et qui se confie à son petit-fils Valentin. Au moment des faits, en 1939, il était alors jeune gendarme. Malgré sa position du côté des tortionnaires, il devient l’ami du prisonnier. Ce témoignage rend compte avec empathie du déracinement de Josep, de sa perte de repères et de liberté, sans atténuer la violence des rafles policières, assez malaisantes, aussi bien par les coups donnés que par les propos humiliants proférés.

Ce film, visuellement poétique, est fortement politique. En s’éloignant du contexte historique, le dessin rend le propos universel à même d’alerter et mobiliser la jeunesse d’aujourd’hui. D’ailleurs, les Espagnols d’hier renvoient aux migrants fuyant la guerre et souvent accueillis avec la même inhumanité. En se chargeant de sa dimension intime et personnelle, le récit tisse un lien direct avec notre époque.” Benoît Basirico pour BANDE A PART

 

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